ELOGE  DU  TAS  DE  FERRAILLE

 

 

L'A.P.L.O. publie ici « Eloge du tas de ferraille », un fort bon texte de Jean-François Amary, que nous présente notre collaborateur Christian Porcher.

 

Jean François AMARY,

né dans l'Orléanais au début des années 50, commence à travailler après le grand monôme de 68 chez un artisan électricien. Il n'a ni les yeux dans sa poche ni la sensibilité atrophiée, comme on le lira dans le texte qu'il nous a ici confié. Il a entrepris et collaboré à bien des œuvres d'envergure dans sa région et avec ses contemporains, toujours pour y défendre par l'exemple et sans se croire autorisé à le proclamer, de radicales convictions pacifistes, libertaires, ainsi que de défense d'un patrimoine alors méprisé. Il ne dédaigne pas la lecture, donc l'effort intellectuel, ni l'effort physique (le compteur de son vélo est en cure de repos). Lui même se sent mieux depuis la retraite où il peut s'adonner à ses activités favorites : le travail librement consenti, la jouissance d'une bibliothèque digne de ce nom, l'usage de son clavier chéri et l'amour de ses proches.

                                                                                                                        C. Porcher

 

 

 

 

ELOGE DU TAS DE FERRAILLE

 

 

           Je ne sais plus qui a écrit un éloge du tas de fumier. Il est vrai que jusqu'au début des années 60 dans nos campagnes, ce monument biologique situé devant la porte de la maison, était le symbole de la richesse de la ferme. Ou disait encore d'un gros mangeur qu'on aimerait mieux le voir sur son tas de fumier qu'à sa table. Les chasses d'eau potable n'avaient pas fini d'envahir nos maisons, et les jardineries qui vendent très cher des ersatz de fumier n'existaient pas.

           Pour ma part, c'est le tas de ferraille qui me fascine. Depuis tout petit même. Je ne savais encore pas tenir une scie à métaux (les plus jeunes se reporteront à leur dictionnaire, cet outil n'étant quasiment plus utilisé de nos jours), les tas de ferraille m'attiraient.

           Il y en avait derrière chacune des fermes du village, mais aussi chez le maréchal-ferrant, chez le serrurier, chez le mécanicien, chez le charron, et bien entendu chez le marchand de machines agricoles.

         Ces tas comprenaient en premier lieu des outils ou machines agricoles entiers ou en morceaux. Il pouvait y avoir des éléments de vieilles voitures automobiles, déjà, ou hippomobiles plus souvent. Des poulies très souvent, issues du démontage d'anciens ateliers, des arbres avec leurs paliers pleins de graisse, des chaînes, des brides de toutes sortes, des tronçons de profilés, des fers à chevaux en quantité, et surtout des vélos, tout ce qu'il fallait pour alimenter mes rêveries du futur bricoleur.

 

 

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Le 31 janvier 2019

 

NEUF nouveaux ouvrages

sont venus enrichir

la Bibliothèque du Fonds APLO.

 

Il s'agit de :

 

Emigrants, de Ferreira de Castro

Gaston Couté, de Louis Lanoizelée

Henry Poulaille, de A. Sévry

Guerre dans le désert blanc, de Pentii Haanpaa

Il faut que vous naissiez de nouveau, de Pierre Hamp,

Insomnies et regrets, de Lafon-Labatut

Eugène Varlin, de M. Foulon

Je suis un homme, de S. Anderson

 

 

La prochaine livraison, prévue pour la mi-mars,

pourrait contenir les DOUZE volumes de la série

des "NOUVEL  AGE", de Henry Poulaille

 

 

Nous vous souhaitons une agréable lecture

L' A.P.L.O.

 

 

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