* BERTELOOT René. 1933 - ....

 

 Ren2

 

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Né à Ruitz (Pas-de-Calais) le 4 avril 1933.

Mineur de fond.

Métallurgiste (dans une usine de décolletage)

Travailleur de l'Etat.

Retraité.

Anima et imprima avec son frère Paul "Le Musée du Soir".

Publia dans diverses revues.

- Mélaine (1987)

- Le coulteux n'est pas loin (Contes du Septentrion, Ed. de l'auteur)

- Pain d'alouette, et autres histoires de mineur, Ed. de l'auteur)

- Charles GILLE, un vrai chansonnier et un vrai poète, dans PLEIN CHANT, n° 68)

- Les Navets du Diable (2005).

- La Passion d'Amand (2006)

"Plein Chant", N° spécial Feller, pp. 10, 20, 33, 49, 51, 53, 69, 70, 78. 

Marcel Ouint : Et la chanson alors !, "Cahiers Henry Poulaille, N° 1, p. 33.

J. Cordier, V. Broutout et alii : Littérature prolétarienne en Wallonie, p. 35. 

Louis LANOIZELÉE, Souvenirs d’un Bouquiniste des quais de Paris.. Lausanne, L’Age d’Homme, 1978 pp. 70, 71, 72.

Cahiers Henry Poulaille, A l’école de la vie. N° 1. 1989. p.33

De l’Autogestion, théories et pratiques. Ouvrage collectif. Paris, éditions CNT-RP, 2013., pp. 155, 160, 161.

Constant MALVA, Correspondance (1931-1969), édition établie et annotée par Yves VASSEUR, préface de Michel

RAGON, postface de Jean PUISSANT, 2° édition revue et augmentée, Bruxelles, éditions Labor, 1985. pp. 7, 16, 17,

227, 228, 229, 259, 260.

 

 

 Pages choisies :

Ils poussaient la porte pleine qui traînait un peu, dont le timbre aigrelet les trahissait, et entraient dans la recette où l’on ‘avait semé du sable frais sur le carrelage jaune à chiures grenat. Le buraliste se tenait derrière son guichet, une manière de brèche soigneusement taillée dans le grillage qui, scindant la pièce, maintenait les clients à l’écart de ce qui s’y vendait. Tout y était imprégné de l’odeur piquante du scaferlati. Grand-mère Virginie et Mélaine passaient à la cuisine sur un geste du buraliste, qui les y rejoignait une fois servi le client dont la tête s’encadrait dans le guichet. Les jumelles, pour tourmenter Mélaine, profitaient de ce qu’on réclamait leur père en tapotant d’un doigt contre le grillage, ce qui se produisait encore assez souvent. C’était un chiqueur qui voulait pour quelques sous de tabac de rôle, ou un oiseau de passage qui demandait une feuille de papier timbré, ou encore la servante du curé qui sortait son mouchoir en payant de quoi priser. Et Mélaine subissait en silence les sarcasmes des deux poisons, durant les heures interminables des conversations sans pause, où Grand-mère Virginie n’eût jamais toléré qu’il pût rien saisir des propos échangés.. Le marché avait son mendiant attitré. Depuis des années, tous les vendredis, le miséreux arrivait avec les premiers forains. Il s’asseyait au même endroit de la première marche de l’escalier, qu’on lui réservait, à la gauche d’une sébile d’un modèle confiant. Puis, vous exposant deux jambes à ce point appareillées qu’elles inspiraient l’admiration ou la pitié deux sentiments allant jusqu’au gousset il psalmodiait, inlassable, durant de longues heures, en détachant soigneusement chaque syllabe sans changer jamais un seul mot: __ Pre-nez pi-tié pas-sants siou-plait d’un pè-re de fa-mille in-firm’ soiu-plait ! Mer-ci bien, sieu­dames! Et des mains allaient à la sébile cabossée, la pièce de nickel serrée fortement entre deux doigts jusqu’au moment de choir... De voir plus malheu­reux qu’eux, implorant un sou de sa voix monocorde, les réconfortait, ces malheureux au coeur simple qui, de pouvoir donner, éprouvaient le furtif sentiment d’une certaine aisance... Lydie ne blâmait pas les charitables; elle les plaignait, déplorant qu’on pût aussi légèrement se dessaisir du moindre liard. Et, chemin faisant, elle exposait gravement à Mélaine comment se compor­ter avec bon sens dans ces cas-là. Ses propos eussent facilement converti l’enfant, pour autant qu’il ait risqué quelquefois de se sentir quelque maille bien à lui. D’ailleurs, si l’occasion lui avait été donnée un jour de quelque innocente dépense, il serait allé droit au rayon « bazar » des « Galeries Artésia» qui ouvraient, sur le chemin du retour, des portes vitrées si larges qu’on ne pouvait éviter d’y entrer. L’étonnement des chalands venait de ce qu’on y trouvait, sans mettre un pied dehors, l’espadrille et la côte d’agneau, la lessiveuse en tôle galvanisée et le gras de boeuf qui blondirait les frites, la taie d’oreiller et le jeu de cartes. Dans un coin, à dix mètres du bar où les consommateurs perchés sur leurs sièges curieux prenaient des airs d’aigrettes au repos, Mélaine savait des toupies à quelques centimes. Depuis longtemps, il rêvait d’une toupie, tournée dans le buis, et qui serait bien plus qu’un jouet: une compagne, qu’il emporterait toujours sur lui, comme faisaient Alfred, et Fernand, et Germain, et tant d’autres. Il lui réserverait cette poche de sa culotte, celle de droite, où il porterait si souvent la main qu’elle n'en pourrait plus choir. Avec un canif qu’il emprunterait, il graverait ses initiales, au plus charnu de la panse, afin qu'il la pût distinguer d’entre toutes. Dix, vigt fois, cent fois par jour d’ennui, il enroulerait soigneusement le lacet de coton, à partir du bas où l'on place le noeud; puis, la toupie ainsi préparée, il la ferait tourner si vite et si rond, qu'elle en ronronnerait, qu’elle en ronflerait. Naturellement, il n'aurait pas pour compagne une boule qui s'affolle, sitôt lâchée au sol. Par moments, il la saisirait en pleine giration, le majeur et l'annulaire écartés prestement engagés sous la pointe, puis il la reposerait ici, ou là, la reprenant toujours avant qu'elle vint à se lasser. Enfin, quand il pourrait lui faire suffisamment confiance pour s'y risquer, il provoquerait les meilleurs du coron, Tadeusz ou Francis, ou Fernand, pour jouer à qui choquerait au plus sûr. Et sa vaillante toupie tournerait encore que les autres giseraient sur le flanc, vaincues... cette boule de poils douillettement installée dans une manne d’osier, Grand-mère Virginie haussa les épaules. La bête ne vivrait pas, privée de sa mère, et il était hors de question de la porter à téter. Tout au plus tiendrait-elle quelques jours. Mais Mélaine ne l’entendait pas de cette oreille! Pris d’affection pour le rescapé, il se sentait décidé à tout pour le sauver défiitivement. Il obtint de Lydie de couper un de verre de lait, qu’il chercha à donner à la cuillère au chaton encore aveugle. Peine perdue ! Impuissant, et découragé, il allait pleurer quand il se souvint avoir vu Josiane se servir de ces minuscules biberons qu’on vendait us de bonbons à l’anis. Tenant entre ses bras d'enfant chétive une poupée de son, la petite voisine affirmait en gestes tendres sa vocation maternelle. Le biberon minuscule avait frappé Mélaine : il le lui fallait, à présent ! La rusée utra fort exigente; il se soumit à toutes ses conditions. Elle lâcha d’abord son prix sans hésiter : un pot de sirop de sucre. Mélaine le déroba sur-le-champ dans le garde-manger. Elle voulut alors, puisqu’aussi bien l’heure approchait de ressiner, qu’on ajoutât au prix un chanteau coiffé d’une franche cuillerée de confiture de rhubarbe. Pour lui céder, Mélaine se priva de goûter, ce soir-lâ. Au moment d’abandonner le biberon, elle réclama encore une barre de chocolat. Ce serait sa dernière exigeance. La survie du chaton passait avant tout, et Mélaine courba encore l’échine. Marché fut alors conclu. Dès les premières tétées, on vit que le petit animal serait sauvé. Mélaine en éprouva une des joies les plus pures de son enfance. Il se soucia alors de donner un nom à son protégé. Ce fut tôt fait. Il l’appellerait Landry. Le chaton s’y fit d’ailleurs très vite. Très vite aussi, Mélaine et Landry firent une paire d’amis, inséparables et complices. Les matins, Landry attendait l’enfant en bas des escaliers de l’étage. Aux premiers pas de l’enfant sur le plancher, Landry sautait de sa corbeille et, sitôt que s’ouvrait la porte, il se frottait aux jambes de son ami, ronronnant, le dos rond, la queue en trompette. Mélaine n’aurait pu faire un pas de plus. Sur un signe de lui, Landry sautait sur son épaule où il s’étirait, ronronnant de plus belle. Landry, grandissant, s’enhardissait. Il savait quand attendre Mélaine revenant de l’école, et il s’aventurait jusqu’à l’angle du coron ; là, sitôt qu’il le voyait, il lui faisait fête. Cette grande amitié amusait les voisins. Grand-mère Virginie, quand on lui en parlait, disait invariablement: — C’est Saint Roch et «sin quien»! L'insupportable situation dura jusqu’en juillet. Un midi, en posant la platée de Beauvais sur la table, Lydie lâcha tout de go: — Fernand commencera à travaiuller lundi. Après un temps de silence, Grand-mère Virginie risqua: — Le petit Gaston, vous savez bien... Enfin, Gaston Rendu.. .est inscrit au petit séminaire pour la rentree... Personne ne releva parole. Grand-mère Virginie regretta, d’un plissement des lèvres, d'avoir parlé trop tôt. Jusqu’à la fin du repas, il ne fut plus questionque de Fernand, sur qui Lydie se laissa, presque sans le vouloir, aller à quelques éloges. Elle se surprit même une aile de canard à la main, l’ayant acceptée par pure distraction, tant la passionnait ce qu’on disait de Fernand. La pensée qu’une mère pût compter sur un fils bien raisonnable réveillait en son coeur quelque secret espoir jamais entièrement détruit, et qui paraissait lui rendre un peu de cet appétit disparu depuis des mois d’insurmontable chagrin. Hilaire voulut savoir dans quel puits descendrait le galibot Grand-mère Virginie, qui savait comment racheter ses propos inconvenants, s’intéressa brusquement au salaire et à des détails matériels que Lydie lui fournit bien volontiers. Plus indifférent et égoïste que jamais, Mélaine ne demanda rien, et ne manifesta de visible intérêt que pour une pomme de terre qu’il faisait voyager dans un peu de sauce, du bout de sa fourchette. Le nom de Fernand fut, dès lors, de tous les repas. Le jour de sa première descente dans la mine, Lydie courut aux nouvelles; elle resta partie plus d’une heure. Le soir, elle desservit la table plus tard que d’habitude; elle n’avait pu tout dire en mangeant. Elle s’était animée en parlant, et voilà que lui revenait quelque couleur aux pom­mettes. Mélaine, précisait-elle avec une touchante délicatesse, ne devrait pas se sentir visé par ce qu’elle dirait. La vie se faisait assez bizarre pour réserver aux uns et aux autres des destinées différentes. Mais pouvait-elle résister au plaisir de voir un petit gars comme Fernand affronter l’avenir avec un aussi confiant sourire? Car elle se trouvait chez lui, au moment même oû il rentrait de la mine, oû il avait effectué sa première journée. Elle l’avait vu, et pouvait donc en parler. Fernand était heureux comme un roi. Il avait mangé de bon coeur, et avait même refusé d’aller s’allonger un quart d’heure. Il avait raconté à quoi l’avait occupe: on pouvait voir, par là, qu’il n’est pas bon de dramatiser. Les mineurs ne travaillaient plus comme des bêtes (« Dans le temps, je ne dis pas... »), et s’il fallait penser aux accidents, on n’en sortirait jamais plus. Mélaine fit encore le sourd: au point oû il en était, pensait-il... Hilaire trouva qu’aussi touchant que fut son enthousiasme, Fernand n’avait jamais fait que son devoir: Je travaille bien, moi, lança-t-il... Grand-mère Virginie, dont on ne pouvait dire Si les tics qu’elle ne put contenir trahissaient l’impatience ou la satisfaction, bredouilla quelques mots qu’on n’osa lui faire répéter, et grimpa dans sa chambre. Lydie ne jurait donc plus que par Fernand. Je viens de voir partir Fernand, disait-elle, comme parlant du temps, à Grand-mère Virginie qui revenait de la messe ; j’ai failli ne pas le reconnaître. Il avait un costume tout neuf.. .C’est vrai qu’il travaille, maintenant... Un autre jour, rentrant du marché: J’ai croisé Fernand, faisait-elle, s’adressant àHilaire pour une fois en sang frais. C’est incroyable comme il a pu changer! Il s’est bougrement développé. On voit bien que le travail ne lui fait pas de tort. Mélaine n’y tenait plus. Il choisit, pour sa reddition, un midi où Grand-mère Virginie, dont il flairait le piège, était en visite. C’est bon, fit-il simplement, fixant son assiette. C’est bon : moi aussi, j’irai travailler Hilaire se montra légèrement surpris. Lydie, que la victoire rendit à la santé, acquiesça sans un mot. Il lui suffisait d’avoir gagné René BERTELOOT Mélaine,Ed. Balland, 1987 Le bruit courut alors aux Ambrettes qu'un incendie s'était déclaré au Terrier,Clovis Martagon, déjà en chemise, parla bien fort de malveillance, car il lisait régulièrement la presse locale qu'on lui prêtait. On voulut appeler les pompiers, sans savoir au juste où ni comment les joindre. Clovis Martagon, toujours à son idée, proposa d'avertir les gendarmes, mais sa femme lui rappela que c'était dimanche. Geignant que le monde devenait fou, il regagna le lit étroit et profond, le lit séculaire dans la rassurante tiédeur duquel s'était perpétuée la lignée. Comme par un fait exprès, le Milou avait à peine fait cinquante mètres qu'il se trouva nez à nez avec l'innocent des Bruyères, le Ch'ti Fanon, C'était un échassier boutonneux, ombrageux à chercher noise pour le dessin d'un sourire, et habitué à n'en faire qu' à sa guise pour avoir découragé ses parents à l'atteler jamais à quelque besogne suivie.... Les quelques exemplaires jetés par Marcellin à l'heure habituelle n'avaient pas trainé sur le comptoir. -- C'est bien la première fois que je manque à la vente, avait soupiré Marie. Des gens dont on n'aurait jamais cru qu'ils sachent lire avaient voulu leur Télégramme, Pour la deuxième fois dans l'histoire du canton, le Drien était descendu l'acheter pour son maître Joannès Canodan. Toute la journée, on évoqua la triste fin de Jean-Baptiste Marrube. Laquelle avait bien du mal à passer puisque Marie Courtine avait débité six fois plus de canons qu'en temps ordinaire .... René BERTELOOT Les Naverts du Diable, 2007, Ed. confidentielle non commercialisée à 50 exemplaires >Zidore le facteur colporta la nouvelle le mardi matin. Distribuant les premiers plis à gestes amples, il houpait les récipiendaires ébahis et leur annonçait d'un trait, rouge du plaisir d'apprendre : -- Ça y est ! Notre Cheviotte en question est entré chez Modesse... Peu réagissaient au nom de Cheviotte, auquel le bourg ne s'était pas encore fait. Mais lui insistait, tapant même du pied quand l'interlocuteur n'y mettait pas du sien. Le genièvre de huit heures lui donnait l'assurance et le verbe des prophètes : -- Voyons, Douarre, ne fais pas l'âne ! Je te parle de l'autre-là, qui s'est installé au Solier. Et Douarre voyait mieux, maintenant : -- Ah ! Bon ! Et il serait entré chez Modesse ? -- C'est comme j'ai l'honneur ! Et je sais de quoi je parle, puisque je suis témoin de ce qui s'est passé... Et Douarre faisait entrer l'homme qui avait vu. Pour discuter de choses à ce point importantes, il ne pouvait le laisser dehors, appuyé contre la barrière du courtillage, un pied posé sur la bordure pour que le sac pèse moins. Zidore n'attendait même pas qu'on lui ait servi son petit verre : -- Aussi vrai qu'il y a un Dieu au Ciel !, faisait-il, la main sur le cœur, l'air digne et grave du juste qui va déposer au prétoire, — le gaillard est entré chez Modesse ! Oui monsieur ! Il y est entré ! Je l'ai vu. J'y étais... Ainsi engagé, personne ne le laisserait plus reculer. C'était bien ce qu'il souhaitait : -- C'était hier, vers cinq heures, commençait-il. Vers cinq heures, donc, Amand avait poussé la porte de la Chope. L'estaminet était vide, si l'on excepte Zidore attablé à sa place habituelle devant son petit verre ; mais l'arrivant ne pouvait le remarquer. Torine-à-grugelles était à plonger quelques verres en attendant la sortie des bureaux. Amand était allé s'accouder au comptoir, comme font les oiseaux de passage avares de leur temps, qui avalent leur verre d'un trait et paient aussi-tôt, sans plus demander des nouvelles qu'en donner. Vite, Torine avait rejoint Modesse à la cuisine : -- C'est l'autre, avait-elle chuchoté. -- Qui ça, l'autre ? -- Ben l'autre, tiens ! Celui du Solier ! -- Allons, bon ! J'arrive. Et Modesse voulut servir l'homme en question, toujours accoudé, mais sans paraître plus pressé que le percepteur à remettre les impôts. Il fit tout de suite mauvais effet au facteur en demandant une chope ordinaire, comme n'importe qui : n'oublions pas, — expliquait-il — qu'on fait la bière avec de l'eau... Sa bière — celle brassée par M. Edouard, bien entendu — sa bière, Amand la but d'un air distrait, cependant qu'avec des manières affables, Modesse cherchait à le faire parler. L'interrogé, certes, n'esquiva aucune question. Mais il avait répondu si vaguement, et avec une politesse si appuyée, que le rusé avait été vite découragé. Il n'en savait pas plus que les autres. Mais il fit contre mauvaise fortune bon cœur, en commerçant avisé, ne négligeant rien pour que son interlocuteur se sentît à l'aise. Fort bien lui en prit, comme on le verra plus loin. Donc, tout en buvant et devisant, notre Amand s'était installé à la manière de ceux dont tout porte à croire qu'ils ne sont nés que pour boire au comptoir. Et voici qu'il ne cessait de fixer le mur du fond de la salle, blanc et nu. Quand il eut vidé sa chope, il dit, montrant du doigt le mur immense de nudité : -- Cette place est tout indiquée pour une peinture... -- Mon pauvre monsieur..., soupira Modesse. -- Ne trouvez-vous pas que ce grand mur est trop nu et qu'un tableau y serait du plus bel effet ? -- Bien sûr que si, mon bon monsieur, et l'idée nous en est même venue, au début que nous étions installés ici. Seulement, voilà : nous ne roulons pas sur l'or... Amand, le doigt accusateur, désignait à tous, et à Modesse d'abord, la consternante stupidité de cette trop grande surface trop blanche. Il n'écoutait pas. Il poursuivait son idée, imaginant à haute voix : -- Il prendrait du bord de cette table, là, et irait jusqu'au dos de la troisième chaise. La hauteur à l'avenant. Avec un ciel qui occuperait tout ça... Car des ciels comme les nôtres, pour qui sait regarder, il faut aller loin pour en trouver de semblables... -- Je ne dis pas... Je ne dis pas..., se lamentait doucement Modesse, qui voyait déjà le tableau meublant la salle à boire et attirant des curieux. Je ne dis pas... Seulement : peut-on peigner un diable, qui n'a pas de cheveux ? Les peintres ne se gênent guère pour les faire payer, leurs coups de pinceau... Amand s'était tu un moment, dessinant de ses mains des formes et des formes... Et comme le tenancier poursuivait ses pleurnicheries, il y coupa court d'un bon rire : -- Mais qui vous parle d'argent, tavernier ? Je vous dis ceci, moi : si vous êtes d'accord, et vous l'êtes, je vous le peins, ce tableau. Sans qu'il vous en coûte autre chose qu'un merci si vous êtes satisfait. Tenez, je puis commencer jeudi, si vous n'y voyez pas d'inconvénient... Torine, qui s'était rapprochée dès qu'il fut question de ne rien payer, vint dire ses craintes de femme d'intérieur : -- Mais si, d'aventure, vous ne vous en sortez pas comme vous le pensez, le mur, qui a été repassé au ripolin l'an dernier... -- Dans ce cas, madame, je m'engage à vous rendre le mur intact. Je vous en donne ma parole. -- Si c'est ainsi, je n'ai rien dit... Modesse voulut marquer que le marché était conclu : -- Monsieur Cheviotte, vous me permettrez... -- Je vous en prie, laissez là le monsieur Cheviotte. Le monsieur me va comme un gant à la patte d'un ours. Appelez-moi Amand. -- Volontiers. Et moi, c'est Modesse, comme pour tout le monde. Je disais donc : Amand, vous permettrez bien que je vous offre la chope de bienvenue ? -- Je vous remercie, Modesse. J'essaie d'user de tout en n'abusant de rien. La bière d'ici est une bonne chose, mais qui fait perdre la tête aux assoiffés sans prudence. Les occasions ne manqueront pas... Quand je reviendrai, avec mes pinceaux et mes boîtes. Tenez : nous sommes lundi ; disons jeudi, en fin d'après-midi. Pareil secret brûla la langue de Torine. Et, même, celle de Modesse. Ceux du village que Zidore n'avait pu atteindre au cours de sa tournée furent renseignés par les tenanciers eux-mêmes. Le mardi, à quatre heures de relevée, la nouvelle avait été plus efficacement répandue que si on avait commis le garde champêtre à la bachiner. Le bourg vécut deux jours de révolution. Car on aurait tout vu au pays. Un étranger, de la bouche de qui oncques ne put-on arracher le moindre propos, entrait à la Chope sans crier gare. Et voilà qu'un quart d'heure plus tard, Modesse et lui étaient à tu et à toi. Et, mieux, il y viendrait quand bon lui semblerait, et ferait ce qu'il voudrait sur les murs. Pauline et Jarmaine, premières victimes, se signaient en y pensant. On parla naturellement beaucoup dans les chaumières ; de l'avis général, Zidore ayant été témoin historique de la scène, cachait des choses, et Modesse ne disait pas tout ce qu'il savait. Ce n'était pourtant pas faute d'en dire ! Croisant Abel Voisin, le garde champêtre coiffa son képi et mit le porion en demeure de parler, sans dérobade, de son ouvrier. -- Que voulez-vous que je vous dise?, répondit-il. C'est un ouvrier courageux, et honnête, et qui ne fait jamais parler de lui. La boutade déplut au bachineur : -- Au travail, peut-être. Mais ce n'est pas le cas au village, remarqua-t-il, acide. Le porion mordit aussitôt : -- Certainement ! Pour cette bonne raison qu'au fond de la mine, il n'y a pas de garde champêtre pour l'emmerder ! Toujours est-il qu'Amand poussa la porte de la Chope sur le coup de cinq heures, et bien le jeudi, comme il l'avait annoncé ! Il alla directement au comptoir à la manière des familiers, eut un bonjour poli pour Torine et une poignée de main pour Modesse. Après quoi, il posa sur un bout de table son nécessaire à peindre. Seulement alors, il feignit de découvrir qu'ils étaient plus d'une trentaine à l'attendre, attablés depuis le début de l'après-midi pour ne pas le manquer. Il y avait là Zidore, l'inévitable Zidore, et puis Lampyre, et Pipiche, et Médée le bernotier : des habitués, ceux-là. Et puis, le garde champêtre qui avait soigneusement posé son képi près de sa chope, et venu là comme pour témoigner officiellement de ce qui allait se produire. D'autres, enfin, des curieux qui n'étaient pas entrés chez Modesse depuis la fin de la guerre, ou pas assez hardis pour passer outre à la volonté de leur irascible moitié, mais à qui les heures historiques vécues à l'enseigne de la Chope affermissaient le tem-pérament. Tous ces gens étaient venus pour voir officier Amand, selon ce qui avait été annoncé ; mais lui, Amand, fit un signe qui voulait dire : -- Non, non, je vous en prie, ne vous dérangez pas pour moi. Excusez-moi, j'ai un peu de peinture à étaler, mais faites comme si je n'étais pas là. Je n'en ai pas pour longtemps ; et je vais m'efforcer de vous gêner le moins pos-sible. Puis, il prépara ses couleurs, et l'on fit cercle autour de lui. Des pieds furent écrasés, mais ce qui se passait méritait quelque sacrifice. Sur un geste de l'officiant, l'assistance dut reculer. Amand exigeait l'accès libre au mur lessivé de la veille. Il porta le premier coup de pinceau dans un silence religieux dont on n'aurait jamais cru capable ce braillard de Lampyre. Et même Pipiche qu'une alimentation trop riche rendait bruyant, contint ses flatulences. Ceux qui le pouvaient burent sans faire claquer la langue. Torine se retint de plonger. On aurait entendu une puce sauter d'un corps à l'autre. Le silence dura deux heures que personne ne vit passer. Des formes naquirent alors. Amand avait dû monter sur une table pour créer à l'aise. Fasciné, le garde champêtre tirait la langue, s'appliquant à ne rien perdre du trait. Les poils du pinceau se courbaient quatre ou cinq fois, pas plus, au même endroit. D'un simulacre d'arbre naissait un saule, ou un hêtre, selon la volonté de l'artiste. Un cri léger rompit l'enchantement : -- On dirait qu'on voit l'oiseau s'envoler..., dit Tavie l'Archelle. -- Quel oiseau ? Où ça ? objecta le garde champêtre, dans un réflexe de toute sa nature confite dans la suspicion. -- Là, je vous dis ! ..., soutint-elle. Dans le ciel, évidemment... On voulut voir. On approcha de l'œuvre ébauchée. Zidore, en se levant, renversa la chope de Pipiche, qui n'osa se plaindre en de si graves circonstances. -- Où ça, l'oiseau ? questionna le chœur des hommes. -- Sur la gauche. On a l'impression qu'il vient de se poser à l'instant sur cet arbre. Regardez donc comme moi... Le chœur demeura incrédule. Amand intervint : -- Là, n'est-ce pas ? Il désignait une tache sombre. -- Oui, en effet... Amand sourit, d'un petit air entendu. -- C'est juste, confirma-t-il. Modesse profita de l'occasion pour montrer un peu d'importance. -- Si Tavie en parle, c'est qu'elle l'a vu ! Le chœur des sceptiques confirma n'avoir rien vu. Amand reprit son sourire étrange : -- En effet, fit-il d'un ton amusé. Mais il est bien normal que vous ne voyiez rien... -- Tavie a des yeux tout neufs, lança Modesse. -- Il s'agit bien des yeux, grommela Amand. Mais personne ne sembla l'entendre. -- Toute peine mérite salaire, lança Modesse à Amand, en lui tirant une chope. -- Ce n'est pas de refus, fit Amand en nettoyant sa palette. Dans ce cas, j'arrêterai là pour ce soir. A chaque jour suffit sa peine, n'est-ce pas ? Pour bien marquer combien le temps avait passé vite, Torine fit observer qu'elle allait préparer le repas du soir. Malgré cela, l'artiste prit tout son temps pour boire. A croire qu'il trouvait la bière trop amère. Mais ce n'était pas ça. Il paraissait absent et, cependant, ses yeux brillaient d'un éclat peu ordinaire. Les curieux partis, Zidore resta encore un moment, un petit verre devant lui, dans l'espoir d'apprendre du nouveau. Mais il fut déçu. Amand revint le lendemain, et les jours suivants. Pendant dix après-midis, il peignit, maître de son pinceau, devant le même aréopage attablé. Et puis, un soir, le tableau sembla sortir de lui-même du mur. Il sembla même s'animer. Il dut s'animer, puisque Pipiche entendit l'eau du moulin. Il le dit à plusieurs reprises. Il était incapable de mensonge, tout le bourg le savait. Pourtant, on n'en fit pas cas, car Pipiche, ma foi, c'était Pipiche.

René Berteloot, La Passion d'Amand, non publié

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BERTHAUD L. A. - 1810 - 1844.

 

 

 

 

Né à Charolles (Saône-et-Loire) en 1810.

Décédé en 1844

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BERTHELOT Ernest.

 

 

 

 

Ouvrier.

NAP-1, p. 22.

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*BERTHET Antoine

 

 

 

 

Histoire de la Chanson Stéphanoise et Forézienne depuis son origine jusqu’à notre époque, par le Chansonnier plébéien J.F. GONON augmentée d’un avant-propos par J.B. Galley, d’une préface par Xavier Privas, d’une Introduction et des Mémoires de l’auteur… Saint-Etienne, imprimerie Coopérative «  L’Union Typographique  », 1906., p. 105.

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BERTHIER Joseph. - 1879 - 1916

 

 

 

 

Né à Josselin (Côtes-du-Nord) le 11 juiller 1879.

Tué à la guerre, à Sailly-Sallisel, le 15 novembre 1916.

Apprenti bijoutier à Paris


- Marie-Rose la sinistrée (1910).
- Le Consentement, comédie en 1 acte, en collaboration avec son frère Auguste (1912).
- Contes bretons (1912).
- Jean-Louis, vie d'un orphelin (1913).


NAP-1, p.. 22.
NAP-11, p. 201.

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BERTIN Alfred. Italien 1897 - ….

 

 

 

 

De son vrai nom : JORIOT Alfred.
Né à Pontarlier, le 19 septembre 1897.

Fils de plâtrier.
Aide-comptable, correcteur d'imprimerie.

NAP-1, p. 23.

NAP-6, p. 156.

J. Prugnot, in Entretiens N° 33, p. 70.

A Contre-courant, revue mensuelle de littérature et de doctrine prolétariennes. N° 4/5. Octobre-novembre 1935., pp. 66-72.

Jean PRUGNOT, Des voix ouvrières, précurseurs, écrivains, militants, éditeurs. Préface d’Henry POULAILLE.

Bassac, <Plein Chant, 2016. p. 38°.

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BERTON.

 

 

 

 

Charpentier.

Rédacteur à L'ATELIER.


Cuvillier : Un journal d'ouvriers..., p.279.
NAP-1, p. 23.

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BERTRAND Louis (Philippe)    Belge    1856 - ....

 

 

 

 

 

Né à Molenbeck-saint-Jean le 15 janvier 1856


Fils d'un ouvrier marbrier.


Vendeur de journaux, apprenti marbrier, ouvrier marbrier. Libraire.
Chef du sevice "expéditions" du journal LA REFORME.
A dirigé : LA VOIX DE L'OUVRIER.
Collabora au PEUPLE.

 

- La Belgique en 1866 (1886).
- Le logement en Belgique.
- Le Parti Ouvrier Belge et son programme (1886).
- Ernest Solvay.
- Histoire de la coopération.
- Histoire du socialisme et de la coopération en Belgique.
- Souvenirs d'un meneur socialiste.

 

NAP-1, p. 23. Gubernatis : Dictionnaire des écrivains, t. I, p. 287.

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BESSON Eugène 1847 - ....

 

 

 

 

 

Né à Tence (Haute-Loire) en 1847.
Ouvrier menuisier.

 

NAP-1, p. 23. Gubernatis : Dictionnaire des écrivains, t. I, p. 287.

Histoire de la Chanson Stéphanoise et Forézienne depuis son origine jusqu’à notre époque, par le Chansonnier plébéien J.F. GONON augmentée d’un avant-propos par J.B. Galley, d’une préface par Xavier Privas, d’une Introduction et des Mémoires de l’auteur… Saint-Etienne, imprimerie Coopérative «  L’Union Typographique  », 1906., pp.156-161.375, 434, 438.

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BEUGÉ Louis-Antoine. Français  1822 - 1912

 

 

 

 

 

 


Né à Reims, le 17 septembre 1822.
Décédé à Reims le 3 mai 1912.


Fils d'un ouvrier tisseur.


Ouvrier tisseur à Reims

 

- Le pilier tremblant de Saint-Nicaise.

 

NAP-1, p. 24.

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* BEUZEVILLE Charles. - 1812 - 1885.

 

 

 

 

Né à Rouen le 1° février 1812.
Décédé à Rouen le 9 septembre 1885.

Orphelin de père à 2 ans.
A 12 ans : apprenti potier. Son beau-père (ancien militaire) lui enseigne la lecture et l'écriture.
Potier d'étain à Rouen.
Connut Théodore Lebreton.

- Les fleurs du chemin.-
- Les petits enfants (1832).
- Un quart d'heure de veuvage (1842).
- La famille Ritaine en 1698 et 1843, vaudeville (1843).
- Spartacus, tragédie (1844).

M. Boisson : Charles Gille, p. 13.
NAP-1, pp. 24-25.
J. Prugnot : La littérature ouvrière, in Maintenant, N° 9/10, p. 240.
B. Cacérès : Regards neufs sur les autodidactes, p. 100.
G. Duveau : La pensée ouvrière sur l'éducation, pp. 291, 294, 295, index.
G. Sand : Préface à "Le Chantier" (Poncy), p. 7.
J. Follain : Préface à Mémoires d'un compagnon (Perdiguier), p. XVI.
A. Viollet : Les poètes du peuple au XIX° siècle, pp. 197-210.
Magu : Poésies nouvelles, pp. XXXVII, 175.
P.-A. Löffler : Chronique de la littérature prolétarienne..., p. 62.

M.Ragon : Histoire de la littérature ouvrière, pp. 71, 74.

Normandy-Poinsot : Les poètes sociaux, p. V.

P.A. LOFFLER, Chronique de la littérature prolétarienne française de 1930 à 1939. Rodez, Subervie, 1967.p.62

Les Poètes sociaux. Anthologie de poésies sociales, par Georges NORMANDY et M.C. POINSOT. Paris, Louis Michaud, s.d., p. V.

MAINTENANT, N° 9/10, 1948. Paris, Éditions Grasset., pp. 240, 245, 247.

Marius BOISSON, Charles GILLE ou le chansonnier pendu (1820 – 1856). – Histoire de la Goguette. Paris, J. Peyronnet, 7 rue de Valois, 1925. p. 13

Georges WEIL, Histoire du mouvement social en France (1852-1902). Paris, Félix Alcan, 1904. pp. 14, 26, 41.

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BIBAL.

 

 

 

 

Chemisier.

A.Kriegel : Les internationales ouvrières, p. 12.

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BICHET Yves.

 

 

 

 

Maçon.

Vit dans la Drôme.

A publié plusieurs recueils de poèmes.

- Le Rêve de Marie, poèmes.
- Ma Part animale, roman.

... Un choix dans le fonds d'Yves Bichet, in Le Monde du 24.O6.95, p. X.

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* BILLAUT (Maître Adam -) Français   1606 - 1662

 

 

 

 

 

Né à Nevers le 31 janvier 1602.
Décédé à Nevers le 19 juin 1662.


Né de parents pauvres,paysans.


Apprit tout juste à lire et à écrire.
Menuisier à Nevers.
Surnommé : " le Virgile du rabot".

 

- Les Chevilles de Maître Adam (1644).
- Le Villebrequin de Maître Adam ( 1662).
- Le Rabot de Maître Adam (n'a pas été publié).
- Oeuvres, réimprimées en 1806.

 

J.B. Alexis-Durand : La Forêt de fontainebleau, notice, p. XXIV.
NAP-1, p. 25.
B. Cacérés : Regards neufs sur les autodidactes, p. 22.
P. Dezobry : Dictionanire de biographie, p. 302.
J. Bruyère : Histoire litéraire des gens de métiers en France, pp. 116-117.
G. Sand : Préface à "Le Chantier" (Poncy), p. 8.
NAP-11, pp. 310, 317, 320.
France Vernillat : Dictionnaire de la chanson française, p. 36.

Michel RAGON : Histoire de la littérature ouvrière du moyen âge à nos jours. Préface par Edouard Dolléans. Paris, Editions Ouvrières, «  Masses et Militants  », 1953.pp. 42,44

Jean BRUYÈRE, Histoire littéraire des gens de métier en France. Paris, Jouve, 1932. p. 205

 

Jean PRUGNOT, Des voix ouvrières, précurseurs, écrivains, militants, éditeurs. Préface d’Henry POULAILLE.

Bassac, <Plein Chant, 2016. p. 313.

 

 

Pages choisies :

L'avenir des enfans, le souci du ménage,
La crainte de jeûner sur la fin de mon âge,
Ont tant d'autorité sur ma condition,
Que mon ame n'a plus aucune ambition,
Qu'à borner seulement mes desirs de l'envie
De vivre en menuisier le reste de ma vie ;
Suivant du rossignol l'usage et les leçons,
L'abord de mes petits a fini mes chansons.
Puis, que pourrais-je dire en ce siècle de guerre,
Où le sang tous les jours désaltère la terre,
Où la peste, le feu, la famine, le fer,
Traitent les innocens des peines de l'enfer ;

 

...........
Je n'aime à voir le sang qu'en la couleur des roses,
Et le chant d'un vieux coq, à la pointe du jour,
Me plaît mille fois mieux que le bruit d'un tambour ;
Le souffle d'un zéphyr, le frais d'une fontaine,
L' émail dont la nature embellit une plaine,
Le silence troublé par le bruit d'un ruisseau,
Un rocher qui répond au babil d'un oiseau...

 

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BILLOUX René.- 1870 - ....

 

 

 

 

 

Dit : BEN BIL.


Né à Dijon le 22 janvier 1870.


1879 : est placé dans un orphelinat. Y apprend l'agriculture, le jardinage, la couture, l'imprimerie.

1889 : quitte la maison religieuse.
Sans travail. Exerce divers métiers. Typographe pendant trois ans dans différentes villes.
Passe 9 ans à l'étranger.
A écrit divers ouvrages sur la typographie.

- Encyclopédie chronologique des arts graphiques.

R. Billoux : Encyclopédie chronologique des arts graphiques, p. 124.

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BIZEAUX Eugène

 

 

 

 

Né le 29 mai 1883 à Veretz (Indre et Loire) (sur la rive gauche du Cher).

Mort à 106 ans le 16 avril 1989 à Tours.

Vigneron, poète, chansonnier anaechiste.

Petit-fils de vignerons.

Fils d’un vigneron et d’une couturière.

A 13 ans, quitte l’école primaire, aide son père dans les travaux de la terre.

Rime quelques quatrains à l’école primaire.

A 14 ans, placé chez des bourgeois.

De 15 à 18 ans, ouvrier agricole.

De 18 à 25 ans : ouvrier vigneron

A 35 ans, s’établit vigneron-apiculteur à Veretz.

Cultive ses vignes jusqu’à 90 ans

Fit partie du groupe de « La Muse Rouge » avec Gaston Couté et Aristide Bruand. Ami de Pierre Melet.

Collabora à : La Muse Rouge, Le Luth français, L’Idée libre, Le Libertaire, Hors du troupeau, Les Réfractaires

 

- Balbutiements. Verrues sociales. Croquis de la rue (préface de Han Ryner, bois gravés de Germain Delatousche).

-Paternité. Hommage à Paul-Louis Courier. La Muse au chapeau vert (préface de Paul Guth, dessins de Touchagues).

-Recueil de chansons (musique de F.-L. de Cardebus).

Disques. Entre la vie et le rêve. Les Sanglots étouffés.

 

 

G. Depresle : Anthologie… p. VII.

P. Feller, Nécessité, adolescence et poésir, I, p. 26.

M. Ragon, Les écrivains du peuple, p. 255.

H. Poulaille, Nouvel âge littéraire, p. 183.

Notre Pays, N° 87, juillet 1975, p. 3.

Plein Chant numéro spécial Feller, p. 40.

 

 

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BJOERNSON Bjoernsterne.- Norvégien.

 

 

 

 


G. Vapereau : Dictionnaire..., (6° édition), p. 167.

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BLAIN Albert.

 

 

 

 

 

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BLANC Aimé.

 

 

 

 

M. Ragon : Histoire de la littérature ouvrière, p. 182.

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BLAKE William. - Anglais. - 1757 - 1828.

Né à Londres, le 28 novembre 1757.


Décédé le 12 août 1828.

Fils d'un petit commerçant irlandais.
Apprenti graveur. Graveur.
Précurseur du romantisme et du symbolisme.

- Poetical sketches (1783).
- Songs of innocence (1789).
- The marriage of Heaven and Hell (1790).
- America (1703).
- Songs of experience (1794).
- The book of Urigen ( 1794).
- The book of Los (1795).
- Milton, Jerusalem (1806).

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BLANC J.J.

 

 

 

 


Typographe.

G. Weil : Histoire du mouvement social en France, pp. 62, 75.

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BLANC Julien. - 1908 - ....

 

 

 

 


Né à Paris le 11 avril 1908, décédé.

Fils d'une bonne à tout faire.
Ouvrier.

- L'entrée du monde.
- Toxique (1939).
- No pasaran.
- Mort-né (1941).
- Seule, la vie... (1943).
- L'Admission ( 1945).
- La réhabilitation.
- Le temps des hommes.
- Le bal des sordides.

NAP-1, p. 27.
M. Ragon : Les écrivains du peuple, pp. 224-227, 59.
... Cahiers du Peuple, N° 2, p. 47.

PAGES CHOISIES

> Je ne sais de quels arguments ma marraine se servit pour convaincre maman de la nécessité de me faire baptiser ; mais, grâce à son acceptation, ma mère put travailler, m'élever. Elle devint bonne à tout faire. Les séparations commencèrent. On me fit comprendre qu'un garçon doit aller en pension. Un domestique de l'œuvre me conduisit à la pension Saint-Nicolas. C'était pendant le Grande Guerre, au début. Maman boutonna elle-même mon vêtement, m'embrassa. L'homme me prit la main. je me retournai. Je vis maman toute pâle, souriante. Il me fallut suivre le domestique. Je me retournai une dernière fois. Il me sembla que des brouillards, des voiles noirs me cachaient le visage aimé ; elle se détourna ; il me parvint le bruit menu de ses pas, de sa jupe noire, puis une sorte de sautillement d'oiseau blessé. Et tout mourut. Tandis que l'homme me portant presque s'enfonçait dans une bouche de métro, je m'enfonçai dans une grosse peine que les lumières artificielles où nous entrions, les affiches, les gens, furent incapables de distraire.

(Julien BLANC, Seule la vie... Paris, Gallimard, 1943, p. 15).

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BLANC Louis.

 

 

 

 

- Histoire de dix ans

- L'organisation du travail

A. Baillet : Préface à "Chansons" (J. Landragin), p. 109.
R. Merle : Armand Barbès, pp. 40, 53, 91, 104, 157, 172, 188, 196, 217, 242, 245.
Jardin-Tudesq : La France des Notables, t. I, pp. 217, 218, 144.
M. Agulhon : 1848..., pp. 6, 22, 24, 32, 39, 40, 42, 44, 45, 49, 60, 61, 64, 75, 76, 91, 11O, 113, 136.
A. PLessis : De la fête impériale..., p. 185.
Jean-Claude : Des confréries de chapelle, pp. 68, 69.
J. Benoît : Confessions d'un prolétaire, pp. 59, 73-74, 141, 142, 145, 151, 160, 209.

Edouard DOLLEANS, Histoire du Mouvement Ouvrier, tome I (1830 – 1871).Préface de Lucien FEBVRE. Paris, Armand Colin, 1936. pp. 230, 232, 234, 238, 239, 242, 247.

Edouard DOLLEANS, Histoire du Mouvement Ouvrier, tome I (1830 – 1871).Préface de Lucien FEBVRE. Paris, Armand Colin, 1936. pp. 66, 180, 186.,

Jean MAITRON, Histoire du Mouvement Anarchiste en France (1880 – 1914).Paris, Société Universitaire d’Editions et de Librairie, 1955, p. 21.

Jean GRAVE, Le Mouvement Libertaire sous la 3° République (souvenirs d’un révolté). Paris, Les Œuvres Représentatives, 1930., pp. 4, 5.

Maintenant, cahier d’Art et de Littérature, sous la direction d’Henry Poulaille. N° 4, novembre 1946. Éditions Grasset., p. 75.

Georges DUVEAU, La vie ouvrière en France sous le Second Empire. Préface par Edouard Dolléans. Paris, Gallimard, 1946. pp. 49, 51, 53, 58, 152, 316.

MAINTENANT, N° 9/10, 1948. Paris, Éditions Grasset., pp. 3, 4, 5, 6, 9, 12, 17, 18, 31, 32, 65, 73, 80, 116, 172, 174, 193, 195, 232, 247, 253, 260, 263, 339, 340, 352-353, 372.

Ouvrages divers., Mémoires de l’ouvrier François Leblanc, pp. 20, 26.

Maurice FOULON, Eugène Varlin, relieur et membre de la Commune. Clermont-Ferrand, édit. Mont-Louis, 1934., p. 203.

VINÇARD aîné, Mémoires épisodiques d’un vieux chansonnier saint-simonien, Paros, Dentu, 1878. p. 256

Jacques ROUGERIE, Paris libre 1871. Paris, Seuil, 1971.

Les Cahiers du Peuple, N° 1, Novembre 1946. 12 rue des Saints-Pères, Paris (VII°) , pp. 72, 73, 74, 76, 77, 84.

Paule ADAMY, Le cas Champsaur, un singulier mélomane des lettres, Bassac, Plein Chant, 2013. p. 23.

Benoît MALON, Précis historique, théorique et pratique du socialisme, Paris, Alvan, 1892. pp. 100, 101, 132, 256.

Georges WEIL, Histoire du mouvement social en France (1852-1902). Paris, Félix Alcan, 1904. pp. 3, 4, 19, 35, 49, 50, 80, 104, 114, 135, 137, 159, 193, 196, 204, 224, 310, 455, 465.

Jean PRUGNOT, Des voix ouvrières, précurseurs, écrivains, militants, éditeurs. Préface d’Henry POULAILLE. Bassac, <Plein Chant, 2016. p. 43.

D.P. [Denis POULOT], Le Sublime, ou le travailleur comme il est en 1870 et ce qu’il peut être, Paris, A. Lacroix, Verboeckhoven et Cie, 1872. pp. 110, 312

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BLANCHARD Maurice.

 

 

 

 

 

A 12 ans : apprenti serrurier.

Maréchal-ferrand.
16 à 18 ans : travaille à Paris et ailleurs (chauffe des rivets, perce des trous).
19 à 22 ans : étudie (boulimie de culture).
A partir de 27 ans : écrit des poèmes.

NAP 1, page 27

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BLANCHARD Pierre.- 1779 - 1836.

 

 

 

 

Né à Les Gerdes (Maine-et-Loire) en 1779.


Décédé le 27 décembre 1836

 

Tisserand pendant 25 ans. Cabaretier.

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BLANCHETEAU

 

 

 

 

Marius BOISSON, Charles GILLE ou le chansonnier pendu (1820 – 1856). – Histoire de la Goguette. Paris, J. Peyronnet, 7 rue de Valois, 1925. p. 27

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